Et voilà, vous êtes devenus propriétaire. Félicitations. Et maintenant, que se passe-t- il ? Vous pouvez faire le choix de louer votre appartement sur les plateformes de location saisonnière comme Airbnb, Abritel, Homeaway… afin de rentabiliser au maximum votre achat. Nous vous proposons un tour d’horizon du point de vue administratif et juridique afin que vous ayez toutes les clés en main pour louer votre appartement.

La location courte durée, une réalité devenue mythe ?

La location de sa résidence principale ne connaît que très peu de restrictions hormis le fait d’être habitée au moins 8 mois par an par son propriétaire ou conjoint et de ne pas dépasser 4 mois soit 120 jours de location annuelle. La location courte durée d’une résidence secondaire subit depuis quelque temps l’acharnement de l’administration qui impose de plus en plus de restrictions. Libre de louer à tout-va pendant de nombreuses années, beaucoup en ont profité. Mais pas de panique, si aujourd’hui cela se complique un peu, votre rêve de richesse ne va pas devenir cauchemar !

L’administration, juge de votre logement

La première étape lorsque l’on veut louer en courte durée est de se rendre en mairie et d’effectuer la déclaration du formulaire Cerfa n°14004*02 afin de reverser la taxe séjour de vos locataires et ainsi éviter de vous faire surprendre par une amende de non-déclaration d’un montant pouvant atteindre 450 euros.

Là où cela se complique, c’est pour les locations de courtes durée dans les grandes villes, c’est-à- dire toutes celles ayant plus de 200 000 habitants, les zones dites « tendues » de plus de 50 000 habitants ainsi que la couronne Parisienne composée des départements Hauts-de- Seine (92), Seine-Saint- Denis (93) et le Val-de- Marne (94).

Dans ces cas précis, vous devez obtenir une autorisation pour changer le statut de votre location en logement meublé touristique, devenu très difficile -mais pas impossible- d’accès récemment dû à la hausse de logement de ce type et la pénurie de logements de longue durée. Les organismes de contrôle définissent le nombre de logements proposant un service de location courte durée dans un même secteur et valident la demande si le secteur n’est pas saturé.  En matière de déclaration, tout doit être inscrit. Les revenus de votre résidence principale et secondaire doivent être déclarés pour vous définir soit au régime micro foncier (si vos revenus immobiliers sont inférieurs à 15 000 euros) ou au régime social des indépendants (s’ils sont supérieurs à 23 000 euros).

Restez informé du cadre légale de la location de biens immobiliers

Même si des bâtons se glissent dans vos roues, il ne faut jamais abandonner l’idée de réaliser votre investissement.
Renseignez-vous bien avant l’achat et tenez vous informés sur les évolutions de la loi et de la jurisprudence en matière de location de bien immobilier de courte durée.

Gardez en tête que l’immobilier reste un des secteurs des plus sûrs en matière d’investissement et de rentabilité, bien plus rentable qu’un livret A.